baisse livret a fevrier 2020

Actuellement au taux de 0,75% net d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, la rémunération du livret A chute à 0,50% dès le 1er février 2020. Depuis 2016, le taux du Livret A ne couvre plus l’inflation.

Le Livret A au niveau plancher de 0,50%

Décidément, le gouvernement d’Édouard Philippe II ne réserve guère de bonnes surprise à ses concitoyens. Au 1er février 2020, Bruno Le Maire, le ministre de l’économie et des finances, a annoncé mercredi 15 janvier que le taux du livret A, le livret préféré des Français, passera de 0,75% à 0,50% de rémunération par an net d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux comme le prévoit la nouvelle formule de calcul du taux.

Depuis 2016, le rendement du livret A ne couvre plus l’inflation après 30 ans de rendement positif. Le livret A sera donc au 1er février 2020 à son niveau plancher, le taux de rémunération minimum. Son petit frère, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS), passera aussi au 1er février de 0,75 à 0,50% de rémunération annuelle net d’impôt et de prélèvements sociaux.

Selon le ministre des finances, il était irresponsable et incohérent de maintenir le taux du Livret A à 0,75% par rapport à la politique du gouvernement de diversification des placements et aux milliers de Français qui attendent un logement social. À l’appui de cette décision, deux facteurs selon la banque centrale:

  • Les prévisions d’inflation pour l’année 2020
  • Des taux d’intérêts monétaires bas

Bruno Le Maire appelle les Français à diversifier leur épargne avec par exemple le livret d’épargne populaire pour ceux qui sont éligibles. Le livret d’épargne populaire (LEP) verra lui aussi son taux de rémunération chuter de 1,25% à 1% de rémunération annuelle, soit 0,1% de moins que l’inflation de l’année 2019.

Une perte limitée pour les épargnants

La baisse de rémunération du Livret A reste limitée pour les épargnants avec une perte allant de 2,5€ à 57€ par an pour un livret A de 1000€ au plafond de 22 950€. Les véritables gagnants de la réforme sont les banques qui devront moins rémunérer les Français pour leur épargne et les HLM qui payeront moins d’intérêts sur les prêts de la Caisse des dépôts pour le financement des logements sociaux.