croissance soutenue credit immobilier janvier 2020

En dépit des recommandations formulées par les autorités financières, la croissance du crédit immobilier reste soutenue et a même accéléré en ce début d’année 2020.

+7 % de croissance du crédit immobilier en janvier 2020

Après +6,8 % de croissance du crédit à l’habitat en novembre et décembre 2019, le crédit immobilier continue sa croissance soutenue en janvier 2020 avec 7 % de croissance annuel brut, soit une production de 23,5 milliards d’euros.

La croissance du crédit immobilier est poussée par la hausse de la renégociation des crédits immobilier qui représente 28 % en janvier 2020 des nouveaux crédits contre 23,6 % en septembre 2019.

Renégocier son prêt immobilier permet de diminuer son taux d’intérêt et donc soit de:

  • Diminuer la durée du prêt tout en maintenant les mêmes mensualités
  • Maintenir la durée du prêt mais réduire les mensualités

La croissance du crédit immobilier s’explique par des taux moyens très attractifs qui ont été de 1,17 % en janvier 2020 alors que le taux était encore à 1,51 % en mars 2019.

Éviter la surchauffe du crédit immobilier

Le 20 décembre 2019, le Haut Conseil de Stabilité financière (HCSF), présidé par le ministre des Finances, Bruno Le Maire, a publié des recommandations pour éviter la surchauffe du crédit aux particuliers. Les banques sont invitées à ne produire que des crédits dont:

  • Le taux d’effort ne dépasse pas les 33%, c’est à dire que les mensualités ne doivent pas dépasser 1/3 des revenus mensuels
  • La durée du prêt ne doit pas dépasser 25 ans

Ces mesures visent à inciter les banques à revenir à des pratiques plus saines en matière de distribution de crédit immobilier. Il faut dire que l’obtention d’un prêt immobilier est en moyenne deux fois plus rapide qu’ailleurs en zone euro. On note cependant que les recommandations du gendarme de la finance sont respectées puisque la durée moyenne des prêts en février 2020 est de 228 mois (19 ans), 4 mois de moins qu’en janvier.

Le HCSF laisse malgré tout une marge de manoeuvre aux banques avec un écart possible des recommandations jusqu’à 15 % de la production de crédit afin de permettre l’accès aux primo-accédants d’accéder à une résidence principale à condition que le prêt n’excède pas 7 ans de revenus du souscripteur.